PARTIE I CHAPITRE V : LE TÉMOIGNAGE DE LA MER
PARTIE I. CHAPITRE V. LE TÉMOIGNAGE DE LA MER Supposons que nous trouvions au milieu de l'Atlantique, face à la Méditerranée, dans le voisinage des Açores, les vestiges d'une île immense, engloutie sous la mer - d'un millier de kilomètres de large et de deux ou trois mille kilomètres de long - ne serait-on pas allé loin vers la confirmation de la déclaration de Platon selon laquelle, "au-delà du détroit où vous placez les Colonnes d'Hercule, il existait une île plus grande que l'Asie (Mineure) et la Libye réunies" appelée Atlantide ? Supposons que nous découvrions que les Açores étaient les sommets montagneux de cette île noyée, déchirée par d'énormes convulsions volcaniques ; tandis qu'autour d'elles, en descendant dans la mer, on trouve de grandes couches de lave ; et que toute la surface du pays englouti soit recouverte de débris volcaniques sur des milliers de kilomètres, ne serions-nous pas obligés d'avouer que ces faits...